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 Parfois, le doute n'est plus permis.

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WELCOME TO DETROIT
Heather S. Spencer

AGE : 34
NOMBRE DE CONTACTS : 110
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MessageSujet: Parfois, le doute n'est plus permis. Sam 23 Fév 2013 - 15:09

Gabrielle & Heather
Parfois, le doute n'est plus permis.


Je ne trouve pas d'autres mots pour qualifier les événements. L'horreur. Comment de tels événements peuvent se produire. Je ne sais pas, mais je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse poser de tels gestes. Je n'arrive pas à croire que ça puisse arriver à Gabrielle. C'est le genre de trucs qui ne doit arriver qu'aux autres, pas à Gabrielle. Elle a déjà été durement éprouvée par la disparition de Bryant et voilà ça en plus... je suis horrifiée, il n'y a pas d'autres mots. Je m'en veux d'autant plus que je l'ai tellement délaissé ces derniers mois. Je n'aurais pas du. Je l'ai défendu quand la police est venue m'interroger, mais en privé, je lui ai fait part de mes doutes. Elle ne l'a pas prit, avec raison, je ne l'aurais pas prit non plus. Malgré tout, je persiste à croire qu'il y a quelque chose, mais je n'arrive pas à savoir quoi. Mais je ne peux pas la laisser seule. Je suis son amie, j'étais sa meilleure amie. Je ne peux pas la laisser seule dans un moment pareil. Déjà que j'aurais du être là avant. Elle avait besoin de moi et je l'ai délaissé. Mais ça ne se reproduira plus. Pas question que je l'abandonne encore une fois. Pas dans cette situation. Pas dans aucune situation. Je pensais depuis plusieurs semaines à renouer avec elle, mais le courage me manquait et j'avais peur de sa réaction. Je suis si malheureuse qu'un tel événement ce soit produit avant que je trouve le courage d'aller la voir. Maintenant, je ne peux plus reculer.

J'entre dans la chambre, sur la pointe des pieds. Les docteurs m'ont dit qu'elle se réveillerait bientôt, si ce n'était pas déjà fait. J'avance dans la chambre et je la regarde. Elle a les yeux fermés. Oh mon Dieu... Elle qui est si douce et si merveilleuse, je ne peux retenir un sanglot en la voyant si frêle et si pâle dans le lit d'hôpital. De profonds cernes marquent ses yeux. Je cache ma peine dans ma main et je respire profondément. Je dois être forte, elle n'a pas besoin d'une amie qui pleure. Je me dirige vers la chaise et j'y pose mon sac à main. Je m'y assois, sans bruit et quand je la regarde, elle a les yeux ouvert. Je me relève aussitôt et je m'approche.

- Oh... Gabrielle..., dis-je.

Les mots me manquent. Je tends la main pour prendre la sienne.


Dernière édition par Heather S. Spencer le Ven 15 Mar 2013 - 21:02, édité 3 fois
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Gabrielle A. Robbins

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MessageSujet: Re: Parfois, le doute n'est plus permis. Dim 24 Fév 2013 - 17:41

L’horreur, Gabrielle semblait avoir vécu l’horreur la nuit dernière. On l’avait kidnappé à la fin de son service au restaurant lorsque le Tidal Wave était clos et qu’il ne restait plus personne. Une ignoble personne avait préparé un plan dans le but de lui prendre son enfant. Gaby était sur le point de mettre son enfant au monde et cette personne le savait. Cependant, la brunette ne gardait aucun souvenir de la suite de la soirée. Elle se souvenait d’avoir fait un tour à la fermeture du restaurant pour prendre quelques papiers et ainsi remplir son chéquier, mais rien de plus. Elle avait aussitôt ouvert les yeux dès qu’un bruit crispant la réveilla sur le bord d’une ruelle. Qu’est-ce qu’elle avait vécu ? Gaby marcha avec difficulté jusqu’au poste de police, sachant qu’il était à peine à deux coins de rues de là et on l’envoya aussitôt à l’hôpital. Une chose était certaine, Gabrielle Robbins s’était fait enlever son enfant. Elle n’avait même pas eue la chance de le voir, de le toucher, de l’aimer qu’il n’existait plus. Elle espérait sincèrement qu’on finisse par retrouver la trace de cette infecte personne, mais elle ne pouvait espérer plus qu’elle le faisait maintenant. Robbins était dans son lit, plutôt faible lorsqu’elle sentit une présence entrer dans la pièce. À peine endormie, la victime ouvrit les yeux et fixa Heather qu’elle connaissait bien – malheureusement, ce n’était pas celle qu’elle espérait voir, cette femme l’avait totalement oublié suite à la disparition de Bryant – d’une voix rauque, elle serra les dents et réussit à répondre. « Heather, c’est.. c’est bien toi ? » Dit-elle un peu confuse. Elle la connue bien et laissa entrevoir un signe de surprise. « Tu fais quoi.. ici ? » Dit-elle, sachant que leur relation restait des plus froides depuis 9 mois.


Gabrielle A. Robbins. « Look at me baby, Tell me, tell me what you see? (oh wow), Wanna watch baby like a like a movie screen (oh wow), Gonna get what I want, Want you on your knees (oh wow), Give it up, baby don't you, don't you make a scene (oh wow).KICK ASS »
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Heather S. Spencer

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MessageSujet: Re: Parfois, le doute n'est plus permis. Dim 24 Fév 2013 - 19:13

Gabrielle & Heather
Parfois, le doute n'est plus permis.


Carol-Ann m'avait appelé, plusieurs heures plus tôt, parce que sa mère n'était pas rentrée. J'avais tenté de la rejoindre, également, sur son portable, puis au restaurant, mais en vain. Finalement, j'avais ramené Carol-Ann à l'appartement et j'avais laissé des messages sur les boîtes vocales de Gabrielle, ainsi qu'un papier sur son bureau. Plus tard, une fois Carol-Ann couchée dans mon lit, javais appelé la police et l'hôpital. Je m'en inquiétait vraiment et j'avais eu raison. On avait finit par me rappeler pour m'informer de l'admission de Gabrielle à l'hôpital et on m'avait dit de ne venir qu'en matinée, puisqu'on allait la faire dormir plusieurs heures. En arrivant, j'avais laissé Carol-Ann avec sa mère, de toute manière, c'était une visite à la fois.

elle semble plus que surprise de me voir là. C'est vrai qu'on ne s'est pas vu depuis de longs mois. Je passe chercher Carol-Ann de temps en temps, mais on évitait de se croiser. Je devais croire que ce serait plus facile, pour elle comme pour moi. Je me trompais. Enfin, c'est vrai que c'était plus facile à ce moment là, mais en ce moment, je trouve que c'était une idée stupide. Je ne sais pas qui de nous deux l'a eu, mais si c'est moi, je regrette... c'est peut-être juste un concours de circonstances... bref, c'était bête de ma part d'avoir douter d'elle. Enfin, peut-être pas... j'en sais rien. Je commence par sourire quand elle demande si c'est bien moi et je hoche la tête, trouvant que répondre par un oui, c'était pas très utile. Elle m'a reconnu, c'est bien, non ? Mais qu'elle me demande ce que je fais ici, ça me prend de court et je dois avouer que vu son air, je constate douloureusement que j'ai été bête. Vraiment bête.

- Je... j'ai... enfin, Carol-Ann m'a appeler hier... tu n'étais pas rentrée... elle a dormi chez moi... et nous sommes venues aussitôt que le docteur nous a rappelé...

C'était un bon, mais concis, résumé des événements.


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Gabrielle A. Robbins

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MessageSujet: Re: Parfois, le doute n'est plus permis. Mar 5 Mar 2013 - 19:17

Gabrielle n’en croyait toujours pas ses yeux. On lui avait volé son bébé et elle ne comprenait vraiment pas comment elle avait pu vivre un autre drame de la sorte. Elle tenait réellement à cette enfant qu’elle souhaitait nommer Jamie. La belle fille, elle ne pouvait même pas s’en souvenir vu que le kidnappeur l’avait drogué pour qu’elle oublie la totalité de cette histoire. La pauvre mère ne pourrait jamais voir sa seconde fille ; sa vie n’était pas assez mouvementée ? Elle ne voyait pas le bout du tunnel et c’était désolant. La femme venait de vivre une aventure des plus contrariantes. Elle avait la nausée et la simple raison de voir Heather dans sa chambre l’énerva. La blonde lui expliqua ce qu’elle avait fait pour sa fille, mais ça ne convient pas réellement Robbins qui sera les dents. « Tu penses réellement que tu peux venir me voir et faire comme si de rien était, tu n’as pas été là pour moi après que Bryant aille disparu, alors ne vient pas jouer l’amie en peine à mon chevet ! On m’a volé mon bébé, tu t’en rends compte et j’étais seule, personne n’était là pour m’aider. » Gaby se tira les cheveux tout en serrant les dents. Elle fixait l’horizon et fronça les sourcils. Le choc l’avait atteinte, c’était évident pour les docteurs. Elle allait rester marquée par cette aventure bien qu’elle ne s’en souvienne plus mentalement. La douleur et la peur était restée cependant. Gabrielle attrapa sa couverture et l’avança vers elle. « Et je te dois combien pour cette acte de gentilesse Heather ? » Dit-elle froidement.


Gabrielle A. Robbins. « Look at me baby, Tell me, tell me what you see? (oh wow), Wanna watch baby like a like a movie screen (oh wow), Gonna get what I want, Want you on your knees (oh wow), Give it up, baby don't you, don't you make a scene (oh wow).KICK ASS »
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MessageSujet: Re: Parfois, le doute n'est plus permis. Mer 6 Mar 2013 - 18:24

Gabrielle & Heather
Parfois, le doute n'est plus permis.


J'aurais peut-être dû m'attendre à ce genre de réaction de la part de Gabrielle, mais sa hargne me prit par surprise. Je savais bien qu'elle m'en voulait et sans doute avec raison. Je sais que Gabrielle est capable du pire comme du meilleur et je me souviens qu'elle est Bryant se sont dit tant de mauvaises choses que je n'étais pas certaine de sa pure innocence. En fait, je reste persuadé qu'elle ne l'a pas elle-même tué, mais j'éprouve toujours un doute quant à sa stricte innocence au sujet de la disparition de Bryant. Par contre, ce que je sais, c'est que Gabrielle adore Carol-Ann et qu'elle est une bonne mère. Elle l'aurait été tout autant pour ce bébé qu'on lui a enlevé. Ça, j'en suis persuadée.

J'encaisse les répliques de Gabrielle avec beaucoup moins d'aisance que je l'aurais cru. Habituellement, je ne m'en fait pas trop avec ce que les gens peuvent me balancer en pleine face, mais je dois avouer que je prend plutôt mal ce qu'elle me dit. Gabrielle est si injuste. D'accord, je n'ai pas cru en son innocence, je l'ai probablement délaissé trop longtemps. Je l'ai sans doute même abandonné, elle n'a pas tort, mais je n'étais pas la seule à avoir ce doute. Je n'ai pas été présente après la disparition de Bryant, mais je n'étais pas contre elle. À la police, je n'ai jamais partagé mes doutes. Elle est la seule à qui j'ai parlé de mes doutes. Elle ne l'a pas prit, sans doute avec raison, mais... oh, j'en sais rien. Tout ça, ça me dépasse.

Et la manière dont elle me balance tout ça. J'y sens la rancoeur et la détresse. Ça me touche, mais me révolte en même temps. Comment peut-elle me dire un truc pareil ! Elle est injuste ! Si injuste ! Même si notre amitié avait été intacte, elle aurait été seule quand on lui a volé son bébé. C'est si injuste ! Révoltée, je serre les poings et inspire pour lui asséner une vérité crue, mais je m'arrête juste à temps. Je soupire plutôt que parler. J'ai l'habitude de parler avant de réfléchir. Je l'ai fait avec Gabrielle. Mais là, la situation est trop dramatique pour que je m'énerve. Je dois rester calme.

- Rien, rien du tout.

Oui, rester calme. Mais je ne peux quand même pas accepter qu'elle me parle comme ça. C'est si injuste.

- Je sais que je ne te t'ai pas soutenue et tu connais mes doutes. Mais ne me reproche pas ce qui t'es arrivé. Ce n'est pas de ma faute si un malade s'en est prit à toi.

Je suis contrariée. Elle est si injuste. Tellement injuste.


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MessageSujet: Re: Parfois, le doute n'est plus permis. Jeu 14 Mar 2013 - 20:33

Comment pouvait-elle venir à son chevet après tout ce qu’elle avait vécu ? Elle préférait être seule plutôt que de recevoir de la visite de personnes à mauvaise pensée. Cette femme l’avait rejeté après la disparition de Bryant et maintenant, elle voulait se faire pardonner. Elle n’en revenait pas. Pourquoi réagissait-elle aussi grossièrement ? Gaby ne se reconnaissait surtout pas dans ses réactions, mais elle se laissait aller. Elle se sentait mal à l’intérieur et complètement perdue qu’elle devait laisser échapper tout ce qu’elle gardait au plus profond d’elle. Robbins fixa l’horizon et soupira suite à la réponse de son ancienne amie. Au moins, elle n’avait pas agis par arrière-pensée sinon Gab l’aurait encore plus mal prise. La faiblesse l’envahissait depuis son arrivé à l’hôpital, mais en ce moment, elle laissait échapper toutes les mauvaises pulsions de son corps. La mère de famille leva les yeux vers le plafond et serra les dents. Dès qu’elle les redescendit vers la blonde, elle reprit. « J’ai pas dit que tu es responsable Heather, tu viens juste me soutenir dans ce mauvais difficile tandis que depuis 9 mois, je suis seule. Tu comprends que j’ai trouvé à plusieurs reprises des œufs sur ma maison ou ma voiture, plus personne ne m’appelle, je ne sais même plus pourquoi je continue à payer mon compte de téléphone, le restaurant, c’est catastrophique comment le chiffre d’affaire à chuter et là, je me fais prendre mon enfant et bang, tu reviens à mon chevet ! J’en ai marre de cette manière d’agir ! Je suis tellement blessée de l’intérieur, je souffre, j’ai envie de m’arracher tout ce que j’ai à l’intérieur tu ne comprends pas ! » Dit-elle en montant le débit de sa voix de seconde en seconde jusqu’à faire semblant d’ouvrir réellement sa poitrine.


Gabrielle A. Robbins. « Look at me baby, Tell me, tell me what you see? (oh wow), Wanna watch baby like a like a movie screen (oh wow), Gonna get what I want, Want you on your knees (oh wow), Give it up, baby don't you, don't you make a scene (oh wow).KICK ASS »
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MessageSujet: Re: Parfois, le doute n'est plus permis. Lun 18 Mar 2013 - 21:09

Gabrielle & Heather
Parfois, le doute n'est plus permis.


Il est facile de voir que Gabrielle est mal en point. Et je sais que j'aurais dû me pointer chez elle bien avant. Ou tenter de l'appeler. Mais j'ai toujours eu cette fichue impression qu'elle me cache quelque chose et je ne sais pas quoi et ça me trouble. Elle me cache quelque chose et je ne sais pas quoi. Ça me rend malade. J'ai tenté de l'oublier, mais c'est impossible. Mais malgré tout, je ne peux pas laisser Gabrielle traverser ça toute seule. Je sais qu'elle est mal en point, je le vois. Je me tais, lorsque je vois Gabrielle sur le point de parler. J'aurais des tas de choses à lui balancer, moi aussi, mais ça peut attendre. Ou ça n'arrivera jamais, peu importe. Je la laisse parler, parce que je ne veux surtout pas que quelqu'un entende mes doutes sur la disparition de Bryant.

Ce que j'entends me sidère. Je sais qu'elle a passé une mauvaise période. Je sais aussi que peu de gens ont cru à son innocence, ce qui d'ailleurs me faire penser que je ne suis pas la seule à avoir des doutes. D'accord, en tant qu'amie, je ne devrais pas avoir de doutes. Vraiment ? Pourquoi une amie ne devrait pas douter ? C'est pourtant pas si évident de l'appliquer en vrai. Je suis furieuse contre ce type qui a pu lui faire ça. Mais je tente de rester lucide, parce que je suis bien prête à me mettre à brailler. Je la laisse évacuer tout ce qu'elle veut dire, même si je sais que ce n'est pas tout. Je sais que d'autre viendront. Je sais que je n'ai pas, ou peut-être pas été une bonne amie, mais... en fait je ne sais pas trop. Gabrielle vaut-elle la peine que je supporte ce qu'elle raconte ? Je n'en sais rien. Je serre les dents et j'inspire. J'expire et je secoue lentement la tête.

- Comment tu veux que quelqu'un puisse comprendre ça ? C'est horrible ce qui t'arrive. Non, je ne comprend pas. Je ne peux pas comprendre.

Non, je ne pouvais pas comprendre. C'était totalement hors compréhension. comment quelqu'un pouvait-il voler l'enfant d'une autre ? C'était incompréhensible. Je pouvais m'en faire une idée, mais je ne comprenais pas. Y'avait-il quelque chose à comprendre ? Je ne voyais pas.

- Gabrielle... je... je sais que je n'ai pas été l'amie, ni même la fille que tu aurais voulu, mais... je... j'aurais tellement voulu t'appeler avant... mais je ne savais pas quoi dire... pas comment le dire... je sais, maintenant, c'est totalement absurde... j'aurais tellement voulu que ça se passe autrement... avec le Fingertips, les conférences, l'élevage et tout ça... ça m'a prit du temps... oh merde...

Je sens que plus je parle, plus je m'embourbe. Ce n'est pas facile d'expliquer, pour avoir l'air crédible, qu'on a hésité des milliers de fois, le doigt sur le bouton Call, une fois le numéro composé, pour finalement appuyer sur le End en se disant je sais pas quoi dire pour avoir l'air crédible. Et surtout, comment dire, dans la situation actuelle que j'ai toujours des doutes sur son implications dans la disparition de Bryant ? Et voilà, je suis à nouveau contrariée.

- Oh, et puis merde, Gabrielle ! D'accord, j'ai été une mauvaise amie durant neuf mois ! Je t'ai totalement abandonné pour toute sortes de mauvaises raisons probablement, mais je peux rien y faire, c'est passé et tu as le droit de m'en vouloir pour ça, j'essaierai un jour de me faire pardonner, mais là, je suis là et si tu ne veux pas, je m'en fiche, je serai là demain quand même. Et les autres jours aussi.

Ouf, je me tais et dévisage Gabrielle. Je ne sais pas trop comment elle va prendre la chose. Je ne sais même pas trop comment s'est sorti. En fait, je ne sais pas trop non plus comment s'est entré.



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