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 Et si on se lançait des tomates pourries au visage ? feat Penny

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WELCOME TO DETROIT
A. Philadelphia Lindley

AGE : 26
NOMBRE DE CONTACTS : 111
ANNIVERSAIRE : 10/03/1991
EN VILLE DEPUIS LE : 01/12/2012
AVATAR : Odette Annable




MessageSujet: Et si on se lançait des tomates pourries au visage ? feat Penny Lun 17 Déc 2012 - 15:49










Et si on se lançait des tomates pourries au visage ?
avec Penny et Philadelphia


C'était une belle journée. Quelques rayons de soleil avaient réussi à se faire un chemin parmi les gros nuages blancs qui recouvraient le ciel. Le temps était clément et on avoisinait les quatres degrès Celsius. Tout le monde portait néanmoins des manteaux ou des parkas, comme notre chèrePhiladelphia, toute emmitouflée dans son manteau de fourrure. Les mains protégées par ses gants en cuir noirs, elle avançait allègrement dans la rue qui la mènerait au supermaché de son quartier. Un quartier qu'elle affectionnait de plus en plus à cause ou plutôt, grâce à son cadre idéal : plage, marina, quartier plutôt bien fréquenté.

Après moins d'une dizaine de minutes de marche, elle arriva face au supermaché dont l'entrée était encadrée et protégée par deux vigiles à la musculature impressionnante. Après avoir pris un panier près d'une caisse, elle poursuivi son chemin en retirant ses gants, avec une allure altière, la tête droite, le sourire fière et les yeux cachés par une grosse paire de lunettes à la mode. Quitte à se mêler au commun des mortels, autant le faire bien, n'est-ce pas ? Quelques pères de famille se retournaient sur elle, intrigés par sa prestance si mystérieuse, tandis que leurs femmes les fusillaient du regard. La veuve attirait l'attention, et c'était exactement ce qu'elle voulait.

Le bâtiment était très animé. Il y avait beaucoup de monde aux caisses, quelques stands d'animation étaient dispersés et les animatrices offraient des dégustations gratuites. Un véritable attrape "crève-la-dalle-qui-mange-à-l'oeil" ! Décidément, la classe moyenne et la plus basse, n'avaient aucun amour propre.

Après avoir pris plusieurs produits dans les rayons alimentaires et papéterie, elle se dirigea vers le rayons des fruits et légumes. Philadelphia prit quelques fruits pour préparer des smoothies et autres jus et des produits frais pour cuisiner une tarte. De loin elle vit l'étalage des tomates et s'y rendit, avec un panier bien chargé, suspendu sur l'avant-bras gauche. Lorsqu'elle eu finit de se servir avec les plus fraîches et les plus mûres tomates, elle releva la tête et vit venir en sa direction une jeune femme blonde qui semblait chercher un rayon précis. Cela faisait des années qu'elle avait quitté Détroit et n'avait pas revu la plupart de ses anciennes connaissances mais elle était certaine d'avoir déjà vu ce visage. Lorsque la blonde arriva pratiquement face à elle, Phil baissa ses lunettes de soleil avec la main droite, et enfin, elle l'a recconu, elle pu mettre un nom sur sa tête. Il s'agissait de Penny Ribbs. La fille du lycée qu'elle méprisait tant mais avec qui elle se montrait très hypocrite. Philadelphia avait toujours senti que ses sentiments étaient amplement partagés.
"Qu'est-ce que Détroit est petit ! Penny Ribbs. Si j'avais su que je te croiserais dans un tel endroit..."
Elle retint sa phrase ne sachant pas trop si elle pouvait parler en toute liberté. Mais après tout, elles n'étaient plus des adolescentes, mais belle et bien des femmes qui devaient avoir mûrit, des femmes qui sauraient s'affirmer mieux que jamais. Elle finit sa phrase par un regard inspecteur, qui la scruta de la tête au pieds, pour revenir la fixer droit dans les yeux.








Dernière édition par A. Philadelphia Lindley le Mar 18 Déc 2012 - 14:23, édité 1 fois
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WELCOME TO DETROIT
Penny S. Ribbs

AGE : 23
NOMBRE DE CONTACTS : 546
ANNIVERSAIRE : 01/01/1994
EN VILLE DEPUIS LE : 18/11/2012
AVATAR : Amanda Seyfried




MessageSujet: Re: Et si on se lançait des tomates pourries au visage ? feat Penny Mar 18 Déc 2012 - 12:11



ET SI ON SE LANÇAIT DES TOMATES POURRIES AU VISAGE ? feat A. Philadelphia Lindley

J’avais dû abandonner mon pyjama et mes chaussons Snoopy à 9h, un dimanche. Sacrilège ! D’habitude, j’avais mon dimanche de libre mais ce jour-là faisait exception : j’avais des invités d’ici deux jours, et faire les courses était plutôt indispensable. Moi qui travaillais la plupart du temps, voulant obtenir un quota suffisamment élevé pour monter de grade rapidement, je n’avais que peu de temps à consacrer aux courses et si, la veille au soir, j’étais certaine de pouvoir me lever correctement pour remplir les placards et le frigo, il en avait été tout autre le matin-même. Je dirais même que sans Dani, les choses auraient été simples : grasse matinée et petit déjeuner devant les informations. Mais ma fameuse bête intelligente avait été plus raisonnable et m’avait gentiment conviée à me lever et sacrifier ma grasse mat’ pour aller remplir un caddie au supermarket. Rien de très réjouissant en perspective. Je me traînais alors dans l’appartement encore silencieux. Je pris une simple douche, avalais mon café plus qu’essentiel, un beignet de la veille et m’habillais comme il convenait un dimanche : pull de noël et pantalon informe. Je ne pris même pas la peine de me maquiller et partis faire les courses après les quelques recommandations d’usage à Dani, comme s’il pouvait aisément me comprendre.

J’allais sans doute devoir prendre le bus. S’il y avait bien une chose que j’aimais encore moins que les courses : c’était me déplacer via ces transports désagréables et immenses. Serrés les uns contre les autres, collés à des inconnus que l’on espère ne plus jamais revoir. Je n’aimais décidément pas ça. J’aurai presque préféré porter des kilos de nourriture à bout de bras depuis le supermarket jusqu’à chez moi mais je devais me montrer raisonnable … la distance se faisait trop longue.

Le soleil était au rendez-vous et je saluais les quelques jeunes qui traînaient dans la rue de ci de là. Dans ce quartier, personne n’était très regardant et j’aimais cela. Bien sûr, mon statut de flic m’amenait des regards noirs et les dealers ne m’appréciaient pas mais tout le monde savait reconnaître que je ne cherchais des puces à personne. C’était mon quartier de vie et j’y étais tranquille, pour tout dire, je préférais cela au centre-ville, bruyant et nauséabonde. West Street me rappelait un peu Cuba, tout le monde s’entraidait comme dans le village dans lequel j’avais passé mon adolescence. Personne n’était trop prompt à juger l’autre. C’était une autre forme de vie. Vraiment, ce quartier me plaisait bien et les enfants aimaient Dani. Je n’avais de querelles avec personne et j’espérais encore rester quelques années dans mon doux appartement.

Ainsi donc, partie pour le supermarket, je fus donc, à 11h30, au rendez-vous des ménagères du coin, un caddie en main, une liste de courses dans l’autre. Je poussais sans grande énergie le caddie devant moi, le nez levé vers les rayons. Je savais de quoi j’avais besoin et je ne tenais pas à rester des heures parmi ces quelques hommes qui malgré mon manque de soin semblaient avides de jeunesse. Je détestais cela et ne comprenais pas leur engouement pour mes cheveux blonds et mes yeux bleus et limpides. Un collègue me disait sans cesse que je symbolisais une certaine juvénilité et pureté. Foutaise ! J’étais loin de tout ça et ce n’était pas mes cheveux clairs qui déterminaient qui j’étais. Malheureusement pour moi, je semblais satisfaire la vue de certains, même dans cet accoutrement … quelle veine ! Moi qui m’étais justement apprêtée pour être observée !

A la recherche du rayon sauces et autres féculents, ce n’est que proche d’heurter une personne que je me stoppais. Un seul regard, unique au visage de cette personne et tout mon intérieur cria un : « Et merde ! » agrémenté de jurons plus ou moins admissibles. Je ne l’avais pas revu depuis tant de temps. Pourquoi aujourd’hui ? Pourquoi maintenant alors qu’elle semblait tout droit sortie de chez un styliste, coiffeur … et que moi, je me tenais raide comme un piquet, au plus naturel, avec des vêtements amples et peu flatteurs. « Philadelphia Lindley … ça alors. » Petit mouvement de la tête d’avant en arrière, des paroles dites entre mes dents, je ne savais pas trop si je devais fuir ou affronter le dragon. Cette femme, je la détestais, c’était physique mais dans notre jeunesse, l’hypocrisie était bien plus profitable. Aujourd’hui, je n’avais aucune envie de retourner dans ce monde de mensonge. Je serais sincère, tant pis. Je ne l’aimais pas et alors, elle n’était pas la première ni la dernière même si avec elle, j’avais un drôle de sentiment, comme s’il y avait quelque chose sous cette façade de beauté fatale, un secret terrible et horrible. « Tu fais encore tes courses toi-même dis-moi ? Ton mari n’a pas embauché de garde du corps ? » Oui, j’étais au courant pour son mari ou plutôt ses maris mais qu’importe, je ne savais pas quoi dire et ces mots m’avaient échappés avant tout autre chose. Je laissais Philadelphia me jauger comme elle aimait si bien le faire et plaçais sur mon visage un sourire goguenard.
code par (c) eylika.




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Who knows what tomorrow brings. All I know, is the way I feel. When it's real, I keep my pray alive.•°¤ Mags | vava ©️ Made by M.





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